Elle était blotti contre moi, je resserrai mon étreinte, déposant un baiser sur le sommet de sa tête. Nous n'aurions plus à fuir, plus à s'inquiétez du moins pour l'instant. J'inspirai profondément, regardant mon père disparaître au fond de la salle puis saisissant le menton de Rose entre mes doigts, le relevai afin qu'elle me regarde. Je la fixai d'un air sérieux puis lui sourie, passai une main sur sa joue glissant jusqu'à à nuque avant de l'attirer à moi et de l'embrasser. Quel soulagement! Je regardais la pièce dans laquelle nous étions. Je ne l'avais jamais visité. Mes yeux se posa sur la largueur du rebord de la fenêtre. Parfait endroit pour faire de la lecture.
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Ne trouves-tu pas qu'elle est parfaite? D'accord, j'aurais à apporter quelques changements mais, mis à part cela, je la trouve parfaite! Elle paru franchement surprise que je ne lui parle que de cette maison.
À vrai dire, temps de guerre ou pas, cette maison n'allait pas rester sans occupant bien longtemps. Je visualisais déjà l'emplacement de chaque meuble qui pourraient bien se retrouver dans cette pièce. Je lui partageai la vision que j'avais en tête de cette pièce et elle, elle renchérissait mes commentaires en m'offrant ses propres idées. Deux vrais gamins dans un magasin de bonbons! Je regardai alors par la fenêtre et entrevis la maison de Mamie Pérette.
-Tu crois que Mamie Pérette connait le propriétaire de cette endroit?
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Je déteste assembler des meubles en provenance de Suède!D'ordinaire, je faisais preuve d'une patience d'ange mais ce meuble commençait royalement à me peser. Je soupirai remarquant Rose qui passait par là, quelques boîtes en lévitation devant elle. Elle les déposa puis d'un simple coup de baguette, assembla le meuble en question avant de me lancer un de ses sourires satisfaits. J'échangeai un regard entre son sourire et le meuble pour revenir sur elle. Je passai une main sur mon visage, complètement abasourdi par la facilité qu'elle avait à me surpasser, puis me levai lui faisant face, avançant l'obligeant à reculer et à s'adosser au mur portant mes mains à sa taille.
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Que ferais-je sans toi?J'allais porté mes lèvres aux siennes que je m'arrêtai net au milieu de mon mouvement, la regardant sans la regarder vraiment. Une idée venait de me traverser l'esprit. Puis, je lui souris avant de l'embrasser tendrement. Elle me jeta un regard remplie d'interrogation mais je n'y portai pas attention. Je montai à l'étage avec ces boîtes et m'éclipsai un moment dans une pièce fermant derrière moi. Je revins quelques minutes plus tard poursuivre l'aménagement dans la maison sans faire allusion à cette idée, avec une lettre que je venais de recevoir. Une lettre en provenance de mon père, nous invitant pour les fêtes à aller faire un tour chez la famille McEvans, plus précisément, chez Tante Diane au Canada.
-Nous sommes invités chez tante Diane, au Canada!
J'espérais que cette lettre allait l'aider à oublier cet intrigue que j'avais créé un peu plutôt. Je lui tendis puis attrapai un carton et en déballai et placer le contenu suivant les indications qu'elle m'avait donné.
***
C'était en fin d'après -midi. J'étais à l'extérieur m'affairant à remplacer le bardeau, retirant d'abord l'ancien qui était en place. La maison commençait véritablement à être à notre goût. J'avais remplacer la charpente qui soutenait la couverture de la toiture, la tuyauterie, les fenêtres, les escaliers ainsi que la galerie qui faisait à présent tout le tour de la maison et installai une balançoire sur celle-ci. Le revêtement des murs était en parfait état, fort heureusement. D'un coup de baguette, je retirai entièrement l'ancien bardeau le déposant sur le sol puis, assemblé le nouveau le faisait léviter afin de le placer et bien le disposai lorsque j'entendis au loin une voiture qui approchait. Le propriétaire! Je devais faire vite. Je le laissai tombé sur le toit m'apercevant qu'il était mal positionné. N'importe qui, qui aurait vu cela, ne l'aurait pas cru possible. Pourtant je n'avais pas la possibilité de le déplacer car, à présent, il s'était garé et descendait l'allée de gravier afin de me rejoindre.
P-
Vous avez réussit à dénicher des ouvriers pour vous aider à ce que je vois. Ils ont fait un excellent bouleau!Mais était-il aveugle ou quoi? J'étais là, immobile, mal à l'aise, rangeant ma baguette discrètement dans ma poche arrière de mon pantalon puis m'essuyant les mains afin d'échanger une poignée de main avec lui, l’entraînant un peu plus loin afin de tourner dos à la maison.
A-
Oui en effet, les travaux avancent à une vitesse phénoménale. De vrais petits magiciens ces ouvriers!J'entendis Rose qui sortait de la maison, me retournant puis, lui fit signe de nous rejoindre.
P:-
Je suis venu vous faire signer le contrat de vente. Ah! Bonjour Mademoiselle Genêt. Je disais justement à votre compagnon que j'étais venu pour conclure la vente. Si vous voulez bien m'excusez. Je dois sortir les papiers qui sont dans ma mallette. Mais où sont mes lunettes? Je n'y vois rien sans elle!Mademoiselle Genêt...petit détail qui me titilla légèrement mais le temps n'était pas à la réflexion. D'un signe de tête vers Rose, je lui fis remarqué l'étrangeté du toit. Elle comprit immédiatement ce qu'elle devrait faire. Elle s'avança vers lui afin de créer une diversion pendant que je repositionnais correctement le bardeau puis vint la rejoindre. Le propriétaire qui avait retrouvé sa paire de lunettes, les plaça sur son nez puis nous tendit une pile de paperasses ainsi qu'un crayon. Je parcourais le contrat tandis que Rose lui faisait la conversation. Après avoir réalisé que tout était en ordre, je le signai, puis ce fut le tour de Rose et du propriétaire. Nous échangeâmes une poignée de main, nous l'invitions à souper sous peu, puis il nous remercia et parti en direction de son véhicule.
Rose et moi étions enlacés, face à la mer d'Irlande qui se dressait devant nous. Au loin des gamins s'amusaient à lancer des pierres dans l'eau, reculant à cause de l'eau qui éclaboussait. Aucun autre moment n'aurait pu être plus parfait que celui-ci. Nous tournions la page sur le passé, commençait un autre chapitre de notre vie et j'en étais totalement ravi.