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| | Besoin de soins, pas de tortures [Feat Natalia S. Greenwood] |
| | Deathly Hallows RPG | Forum RPG sur la saga Harry Potter, de Joanne Kathleen Rowling, créé le 8 juillet 2007 |
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James Mercan ♥ ☆ o __________ o ☆ ◊ Chercheur de Ronflak Cornu ◊

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☆ _______________________________________________ Lun 21 Nov - 21:17 |
| James Mercan & Natalia S. Greenwood
« Don't be afraid, just be natural » Lors d'une soirée fraiche de novembre, une fine couche de givre venait entourer les voitures et vitres dans la vieille rue principale. Des halos blancs émanaient de chaque bouche, créant une multitude de légère fumée autour de ce vieux pub rustique ou les grincements de la porte à chaque ouverture, donnait un air convivial et attirait une clientèle fidèle ainsi que quelques inconnus attirés par le feu de cheminée qui crépitait dans le fond. Ce bar faisait l'angle sud de la rue qui menait à un grand bâtiment Saint-Mangouste. James arriva en transplanant, la mine grave, la main appuyée sur son flanc droit, le regard dur et crispé à la fois, le jeune homme marcha en titubant légèrement, serrant le torchon enroulé autour de sa taille, ou une fine tâche rouge grandissait dès qu'il marchait. Le jeune homme avait un gout de fer dans la bouche, et une colère refoulée pour ne pas exploser devant tout le monde. Lorsqu'il arriva à l'accueil il fut immédiatement pris en soin du fait d'être membre du Ministère. On s'occupa immédiatement, de recoudre la plaie, et de la panser de manière assez serrée pour éviter tout départ et craquement des fines coutures. James avait encore un mal de chien malgré cela, et la vue des instruments, et des sortilèges mis en oeuvre, n'avait pas eu vocation à le rendre détendu. La personne qui s'était occupée de lui, lui demanda si les douleurs persistait lorsqu'elle parcourut son flanc droit, son torse et l'arrière bas du dos. Le jeune homme se retint d'hurler lorsqu'elle toucha un point sensible entre deux côtes et lâcha un simple "smurf" lorsque l'infirmière toucha la zone tout en serrant son poing. Après la rapide oscultation, la jeune femme lui dit qu'il faudrait passer des examens plus poussés pour voir si rien était cassé mais elle présentait 2 côtes cassées au moins, ainsi que des ématome éparses. Elle fit l'erreur de lui demander ce qu'il s'était passé pour qu'il soit comme ça et n'eut comme réponse qu'un regard méprisant et une réponse sèche disant: "Cela ne vous regarde pas.". La jeune femme plutôt habituée à ce genre de réponses, haussa les épaules et indiqua à James un Département à voir pour faire des recherches plus poussées car c'était hors de ses compétences. Le jeune homme prit tout de même soin de la remercier pour l'aide fournie, et quitta la salle après avoir remis sa chemise foncée à moitié fermée et sa veste sur son épaule gauche, sa main droite appuyée contre le pansement. Le jeune homme avait mal partout, comme si on avait martelé son corps à l'aide d'un gros poids. Il dût parcourir cinq couloirs interminables et gravir deux étages pour arriver au Département cité dont il n'avait même plus souvenir. Il vit dès lors une petite salle d'attente ou cinq personnes attendaient. Le jeune homme soupira et s'y engouffra avec un air morose. C'était vraiment pas son jour, tout cela parce que la mission s'était vraiment mal déroulée et qu'il avait dû neutraliser quatre personnes avant d'appeller à l'aide pour son collègue dans un état critique. Le jeune homme était celui qui s'en était le mieux sorti au final. Ca lui apprendrait à vouloir donner un coup de main alors que son collègue s'était gardé de lui révéler certaines informations capitales. Par chance sa baguette était toujours intacte et avait été le socle qui l'avait sauvé cette fois encore. Au moins les suspects étaient enfermés dans un cachot et la seule visite qu'ils recevront sera celle de James lorsqu'il ira leur tirer les informations qu'il veut afin de terminer le travail de son ami. Plusieurs idées passèrent dans son esprit tourmenté jusqu'à ce qu'il revienne au moment présent et voit que trois personnes étaient déjà passées. Il n'en restait plus que deux avant lui et pourtant le temps lui paressait éternellement long. Il lui fallait un grand verre de whisky pur feu histoire de combattre le mal par le mal. James se doutait qu'ils n'auraient pas ce genre de "médicaments" ici, et qu'il passerait pour un fou s'il venait à le demander, et pourtant ça aiderait peut-être à lui vider l'esprit le temps que la douleur passe. James se tortillait dans tous les sens pour trouver une position la moins pénible possible. Le jeune homme regarda les personnes restantes et fit une grimace en voyant l'une d'elle avec une simple petite attèle. Le jeune homme regarda l'autre personne, qui était une dame âgée complètement folle, entrain de rire et de parler toute seule en regardant un coin de table. James se croyait être dans une autre dimension, mais pour le moment, le plus urgent était qu'il parte de cet endroit qui lui donnait de l'urticaire rien qu'à regarder les gens se plaindre et voir une réunion de malheurs érigés au même étage. James avait de plus en plus envi de vomir tant la douleur était prenante par moment, et le petit médicament donné n'avait aucun effet. James attendit encore une demie-heure lorsque son nom fut appelé, il se leva péniblement et suivit une personne dans un couloir blanc, ressemblant à tous les autres jusqu'à ce qu'on lui indique une salle dans laquelle il pénétra. On l'informa dès lors qu'une personne allait arriver dans quelques instants. Le jeune homme prit son mal en patience, posant sa veste sur une chaise et s'asseillant comme il put sur le coin du lit en soupirant. James se demandait s'il allait encore devoir attendre trois plombes ou si on allait le guider vers un autre département puis un autre jusqu'à ce qu'il devienne fou et finisse par courir tout nu dans l'hôpital avec son boxer sur la tête. Cette image le fit sourire, il ne se souvenait plus dans quel endroit il avait vu un énergumène faire ça... *Bon si dans cinq minutes personne ne vient, je me tire!*Songea-t-il en regardant d'un air résigné la porte toujours fermée... |
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Natalia S. Greenwood ♥ ☆ o __________ o ☆ ◊ Escuyer de messire Potter ◊

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☆ _______________________________________________ Mar 22 Nov - 0:50 |
| Natalia se passa une main sur le visage et jeta un œil ensuite à l'heure qu'il était. Elle était rentrée assez tard – ou plutôt, tôt - la veille ; elle n'avait eu le temps que de se reposer trois petites heures avant de repartir pour Sainte Mangouste. La journée d'hier avait été assez chargée. Comme souvent ces derniers temps. Ils avaient souvent beaucoup de travail... Ce qui indiquait que la situation au-delà de ces murs n'était pas de bonne augure.
Natalia tentait de ne pas trop y penser, mais bien qu'elle n'était pas vraiment au centre de toute cette guerre, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour l'avenir de son monde... De leur monde. Elle continuait de faire son travail comme à son habitude, avec la même énergie, avec la même persévérance... C'était la seule chose qui lui permettait de ne pas trop penser à tout ce qui se passait dehors. C'était important. Son métier lui permettait de ne pas penser à certaines choses. Les deux seules personnes qui regrettait qu'elle ne soit pas là le soir, c'était ses deux chats ! Et elle devait avouer ils lui manquaient eux aussi... Ils dormaient tout seuls les pauvres... Mais ce soir, elle n'était normalement pas de gade et elle pourrait donc rentrer dormir chez elle.
Natalia avait jeté un œil par la fenêtre et avait laissé un frisson lui échapper dès lors qu'elle avait aperçu la couche de givre au-dehors qui témoignait du fait qu'on était bien en hiver. Finalement, elle était contente d'être ici à l'abri... Malheureusement il faudrait bien sortir tout à l'heure lorsqu'elle aurait fini son service pour rentrer chez elle. Ce soir elle pouvait donc rentrer dormir entre de vrais draps chauds. Mais avant cela il y avait encore... Combien de temps ? Encore trois bonnes heures. Allez, courage !
Elle tourna la tête vers la porte qui donnait sur la salle d'attente et se dirigea vers elle afin d'y chercher le patient suivant. Juste avant, l'une de ses collègues avait été cherché une vieille dame un peu folle qui ne semblait pas comprendre un traître mot de ce qu'on lui disait – Natalia avait cru l'entendre parler d'un délire dont elle seule avait sans doute le secret mais elle n'en saurait dire davantage parce que son collègue avait refermé la porte de son bureau, faisait taire les paroles de la vieille dame qui caquetait toujours. Une chose était certaine c'était qu'on voyait de drôle de specimen défiler chaque jour dans l'hôpital ! Mais il fallait tous les traiter avec le même respect et traiter chaque cas comme unique.
Enfin, il ne restait plus aucun médicomages dans la salle où elle était et sa pause de dix minutes venait de se terminer. Elle se leva de la chaise sur laquelle elle s'était laissée tomber quelques temps, attrapa le dossier où figurait le nom du prochain patient qu'on lui avait apportée juste avant et ne réagit pas vraiment au nom sur le moment. Les yeux posés sur le dossier, elle ouvrit la porte de la salle d'attente et dit d'un ton léger :
« Monsieur Mercan, c'est à vous. » C'était bizarre ce que ce nom lui disait quelque chose... Comme quelque chose d'enfoui profondément dans son esprit.
Pour faire son travail, elle avait toujours de l'entrain, même malgré la fatigue qu'elle pouvait ressentir, même si elle n'avait pas dormir que trois heures la nuit passée. De même qu'elle ne détournait même plus les yeux lorsqu'elle avait affaire à une affreuse blessure qui laissait couler une quantité importante de sang. Elle pâlissait juste un peu à vue d'oeil cependant mais elle avait appris à contrôler cette peur farouche que l'on avait parfois en voyant des blessures pas très agréables à voir. C’était son métier après tout.
Elle venait de relever les yeux de son dossier et de s'immobiliser. Un ange passa. C'était impossible... C'était sûrement un sosie. Elle posa de nouveau les yeux sur le nom inscrit sur son dossier. James Mercan. Elle le répéta plusieurs fois dans son esprit avec de plus en plus l'impression de le connaître... Mais... D'un seul coup, elle se souvint. Si c'était un sosie, alors il avait aussi le même nom. Elle se reprit cependant un certain contrôle sur elle et relevant les yeux, elle répéta doucement...
« James Mercan, c'est bien ça... ? » Comme si elle voulait se convaincre qu'il s'agissait bien du même...
Elle jeta un coup d'oeil au reste de la pièce. C'était le seul patient qui restait. Elle lui jeta ensuite un coup d'oeil afin de voir la cause de sa présence ici et aperçut qu'un linge imbibé de sang entourait sa taille. Cela semblait être assez grave. D'ailleurs elle se demanda pourquoi on l'avait pas laisser passer avant la vieille femme qui semblait avoir des hallucinations ? Le critère de l'âge passait en même temps peut-être... ?! Elle fronça les sourcils. Que lui était-il arrivé ? Sans doute une altercation qui avait mal tourné.
« Bon et bien, sui... vez-moi dans ce cas. » ajouta t-elle en se reprenant aussitôt alors qu'elle s'était apprêté à utiliser le tutoiement – vieille habitude qui remontait à la surface ? Pourtant cela faisait plusieurs années qu'ils ne s'étaient pas vus, il était donc purement un inconnu... Et deux inconnus ne se tutoyaient pas ! Elle ne devrait pas se sentir toute bizarre d'un coup, elle ne devrait pas, se répéta plusieurs fois dans son esprit en essayant de se concentrer. C'était un patient comme un autre. Comme un autre. Si seulement son cœur pouvait ralentir un peu, ce serait plus pratique.
Elle se déplaça sur le côté de la porte, le laissant passer devant elle dans la pièce d'à-côté pour le conduire à la salle de soins.
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☆ _______________________________________________ Mar 22 Nov - 20:22 |
| James en était à se demander s'il allait crever de douleurs sur place ou si il pouvait le faire avec un bol d'air frais. Malgré la fraicheur, il se dit que cela ne pourrait pas plus lui tirer les traits du visage que désormais, encore un peu et il se transformerait en un bouledogue anglais à force de tirer des grimaces. Manquerait plus qu'on l'oublie ici et qu'il sèche comme un vieux radis. Remarque le mélange bouledogue anglais et vieux radis sec serait assez intéressant à voir...quoi que. Le jeune homme était sur le point de se lever lorsqu'une silhouette arriva le nez fourré dans le dossier. C'était presque "humain" et chaleureux comme appellation. Il se leva lorsqu'elle l'appela avant d'enfin apercevoir les traits fins de son visage petit à petit. Jeune femme blonde, élancée, légèrement cernée par un surmenage de travail semblait-il, de taille légèrement inférieure à lui, prenant soin d'elle, et étant plaisante au regard. Et oui lorsqu'on se retrouve dans un hôpital, il est plus plaisant qu'une personne soit souriante et agréable visuellement, plutôt que désagréable et négligé. Déjà que ce n'est pas un plaisir de se retrouver dans un hôpital, du moins c'était le ressenti de James, alors au moins ce serait un maigre réconfort. Lorsqu'il ramassa son manteau posé à côté sur une chaise vide, il vit qu'elle semblait chercher quelque chose en lançant des coups d'oeil ça et là dans la salle. James releva un sourcil et se dit qu'il était peut-être tombé dans le mauvais département finalement. Il prit même soin de suivre le regard de la jeune femme pour voir ce qu'elle pouvait bien chercher en balayant la salle ainsi.
Lorsqu'elle revint sur son dossier, James eut un petit recul de la tête, ne comprenant vraiment rien à ce qu'il se passait, paraissant idiot, il préféra rester sur place ne sachant pas si c'était une erreur ou s'il fallait avancer. Lorsqu'elle vint à regarder distraitement le regard du jeune homme à deux trois reprises en se focalisant à nouveau sur le dossier, James n'y comprenait plus rien. Etait-il victime d'une farce? Etait-ce cette nuit froide qui rendait les gens complètement zinzin? Etait-ce lui qui perdait les boulons et qui délirait complètement en s'imaginant cette salle, cette jeune femme, cette blessure? Une douleur revint immédiatement et lui confirma que tout était bien réel, notamment sa blessure. Il remit sa main sur le bandage en camouflant un "glourpf" ajusté à un visage légèrement crispé. Le jeune homme écouta alors l'inconnue répéter son nom et demander justification. Il releva la tête, les sourcils légèrement froncés. Etait-elle entrain de se moquer de lui? Y avait-il une autre personne dans cette salle qui puisse la faire douter? Le jeune homme décontracta les traits de son regard et dans un air de désespoir concernant l'incompréhensibilité de la situation, répondit alors.
"Oui en chair et en os... quoi que vu ce que j'ai je ne risque pas de faire de vieux os..."
Il soupira légèrement non pas en colère contre cette inconnue, mais plutôt dépité du nombre de ses visites dans cet hôpital depuis ces trois derniers mois. Le jeune homme releva légèrement la tête, mettant une main à sa nuque en la sentant craquer. Le jeune homme observait cette belle jeune femme blonde. Soudainement en fixant son regard, ces yeux profonds lui disaient quelque chose, il ne se souvenait pas du tout, mais il savait qu'il avait déjà croisé ce regard une fois. Perturbé par ce sentiment d'impuissance concernant l'absence de souvenir direct concernant celle-ci. Il jeta son regard par la suite vers le petit encadré sur la blouse de celle-ci, "Mlle Greenwood". James se souvenait de ce nom, il avait connu une Greenwood il y a quelques temps ou années de cela, mais il avait été en contact avec une Greenwood, une jeune femme blonde qui plus est. Il revint à lui lorsqu'elle lui demanda de la suivre.
*Hum Greenwood Greenwood...ou vous ai-je connu?*
Le jeune homme garda ce songe en mémoire, et la suivit avec un certain soulagement. Il allait enfin se faire soigner du moins l'espérait-il. James avança dans un autre couloir blanc, tous ces couloirs se ressemblaient et donnaient presque un frisson dans le dos, c'était à vrai dire assez glauque. Le jeune homme sentit le regard de la Médicomage légèrement derrière lui se poser plusieurs fois sur lui. Sans être d'un timide ou bouché, c'était légèrement gênant, notamment que James avait de plus en plus de doutes sur cette personne, concernant le fait qu'il n'arrivait pas à se rappeller ou il avait rencontré l'individu portant ce nom. Elle le guida jusqu'à un autre couloir à droite, et entrèrent dans la première salle à droite. James pénétra dans une salle plus chaleureuse, d'un ton légèrement pourpre, un lit installé, un bureau en arrière plan, ainsi que des baies vitrées qui étaient givrées aussi. Le jeune homme se dirigea machinalement vers les fenêtres comme il faisait lorsqu'il entrait dans son bureau, sans se rendre compte qu'il n'y était pas. Lorsqu'il était en doute ou en réflexion, c'était son meilleur support pour trouver la réponse à ce qu'il recherchait. Le jeune homme revint rapidement à lui et se retourna, prenant soin de poser sa veste sur une chaise et retourna son regard vers la jeune femme qui le fixait. Il osa alors délier sa langue et dire de manière imprudente et maladroite.
"Je...Y a-t-il un souci? Nous connaissons nous?"
Il avait ce désagréable sentiment d'être amnésique. Sans vraiment prendre d'avantage de réflexion, il se posa sur un coin du lit, rappelé au moment présent par une douleur plus pressante cette fois. Il se crispa légèrement avant de relever avec peine sa tête et dire.
"Vous n'auriez pas quelque chose pour freiner cette douleur, ou la stopper?" |
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Natalia S. Greenwood ♥ ☆ o __________ o ☆ ◊ Escuyer de messire Potter ◊

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☆ _______________________________________________ Mer 23 Nov - 16:33 |
| Elle n'était pas certaine de le connaître vraiment en fait, mais il ressemblait vraiment beaucoup à une personne qu'elle avait déjà croisée par le passé. Le nom lui disait quelque chose et il semblait qu'il avait quelque chose dans sa prestance qui lui rappelait quelqu'un qu'elle avait pu croiser par le passé. C'était une impression. Vous savez quand vous avez l'impression d'avoir déjà vu quelqu'un quelque part mais que vous n'arrivez plus à vous souvenir ni d'où ni de l’endroit. C'est particulièrement frustrant d'ailleurs... Et lui elle était persuadé de l'avoir déjà vu quelque part et étrangement, cela la mettait très mal à l'aise... Plus elle semblait l'observer, plus elle semblait se dire qu'elle l'avait bien déjà rencontré mais cela faisait quelques années de cela déjà et elle ne s'attendait assurément pas, ni aujourd'hui ni demain, à le retrouver sur son chemin... D'ailleurs, elle ne savait même pas qu'il travaillait au ministère. C'est alors qu'elle se souvint d'un seul coup et elle resta sans réactions quelques secondes, simplement en restant debout à côté de la porte.
Attendant sur le côté de la porte, elle l'observa du coin de l'oeil, attendant qu'il se lève et se rapproche, un sourire toujours accroché au visage comme d'habitude. Dans tous les niveaux de Sainte Mangouste, il y avait deux sortes d'infirmières. Celles qui faisaient très bien leur boulot mais qui ne décrochaient pas un seul mot ni un sourire à leurs patients et celles au contraire qui discutaient en faisaient preuve d'empathie à leur adresse ; celles qui écoutaient et qui ne faisaient pas « juste leur travail ». Natalia faisait partie de cette seconde catégorie. Non sans être cependant trop proche des patients parce que ce n'était jamais bon, mais il fallait être un minimum humain et elle essayait de l'être le plus possible. Et surtout de conserver toujours un entrain constant parce que travaillant dans un hôpital on pouvait quand même des choses... Plus ou moins peu ragoûtantes. Mais leur fonction était de soulager – et dans le meilleur des cas de guérir – les souffrances.
Elle haussa légèrement un sourcil lorsqu'il lui répondit qu'il ne risquait pas de faire de vieux os ici. Avait-il peur des hôpitaux ? A moins que ce soit dans le sens où il avait souvent des blessures. Peut-être faisait-il un métier à risques. Elle pensa au métier d'Auror. Ce devait être cela, il devait être Auror. Son cœur manqua un battement lorsqu'elle entendit son nom et elle ne répondit rien. Avait-elle envie de répondre à la question d'ailleurs ? D'ailleurs, il y avait une chose étrange... Il ne semblait pas se souvenir d'elle et bien il avait peut-être reçu un choc qui lui troublé momentanément sa mémoire ? – A moins qu'elle avait été totalement été invisible à une époque (quoiqu'avec les hommes on ne pouvait jamais prévoir, d'où la raison pour laquelle elle avait encore du mal aujourd'hui à leur accorder une pleine confiance. Qui plus est, depuis cet incident fâcheux ayant eu lieu dans son enfance, elle avait toujours eu un peu de mal avec « l'espèce masculine » !...).
Elle garda le silence à cette première interrogation. D'ailleurs, peut-être cette question n'était-elle adressée qu'à lui seul. En silence, Natalia le mena le long d'un couloir tout blanc jusqu'à une salle où elle le pria d'entrer afin que ses soins puissent commencer. Durant le court trajet à travers les couloirs, elle n'avait pu s'empêcher de lui jeter quelques regards curieux. Peut-être pour se convaincre une fois encore que c'était vraiment la même personne. Comme si elle en doutait encore. Qu'il ne se souvienne pas de qui elle était c'était peut-être un point positif remarquez ? Enfin cela ne durerait sans doute pas très longtemps.
Arrêtée devant la porte, elle observa l'homme partir en direction de la fenêtre et elle se demanda ce qu'il y faisait. Redonnant vie à ses pieds, elle se décida à bouger et partit en direction des grandes armoires dans lesquelles elle fouilla à la recherche de quelques baumes apaisants et potions cicatrisantes. Lorsqu'elle se retourna, il ne s'était pas encore retourné et elle demeura quelques secondes à l'observer de dos sans bouger. Plongé dans ses réflexions elle sursauta presque lorsque ce dernier se retourna soudain et se rendant compte de l'étrange attitude de l'infirmière, lui demanda s'ils se connaissaient. Un ange passa durant quelques secondes pendant qu'elle se demandait ce qu'elle pouvait répondre et si elle pouvait dire la vérité... Avant même d'ouvrir la bouche, elle savait ce qu'elle allait dire.
« Heu, non... Non on ne se connaît pas. » Pourquoi n'avait-elle pas répondu la vérité, elle n'en savait rien. On pouvait agir bizarrement parfois...
Elle n'avait jamais su bien mentir, quand bien même les efforts qu'elle y mettait. En tous cas elle espérait que le ton de sa voix ne trahisse aucunes émotions. Sur le moment, elle n'en était pas certaine. Elle fut ramenée à la réalité lorsqu'elle vit une légère crispation traverser le visage de l'homme qui venait de s'asseoir sur le coin du lit. Elle prit conscience de nouveau qu'il était blessé et donc qu'elle devait peut-être faire son boulot correctement au lieu de rester dans ses pensées. Ce n'est pas le moment de te laisser distraire par un fantôme du passé ! se morigéna t-elle avant de se hâter de verser sur un linge propre un peu de potion qui avait pour fonction d'endormir la douleur. Ensuite, elle pourrait s'occuper de faire quelque chose pour son côté droit où il semblait avoir mal.
« Vous devez sûrement avoir quelques côtés de déplacées... En espérant qu'elles ne soient pas cassées sinon cela risquerait de prendre beaucoup plus de temps et une immobilisation de quelques temps avant de reprendre votre travail. Que faîtes-vous au juste ? Auror ? … Un métier à risque je suppose ? » Si elle posait des questions, c'était uniquement pour se renseigner à titre professionnel, rien d'autres. « Si ce n'est pas indiscret, pouvez-vous me dire comment vous êtes-vous fait cela ? »
Elle lui tendit ensuite le linge blanc tout en ajoutant. « Si vous pouviez relever votre vêtement et appliquer cela à l'endroit où vous avez mal s'il vous plaît. Cela devrait apaiser la douleur, et je verrais ensuite pour la suite. » Il va peut-être falloir faire une radio pour vérifier s'il avait bien une côté de cassé. Ou de déplacée. Enfin, qu'il se rassure, cela ne durerait pas longtemps ! Juste le temps de deux heures environ le temps de recevoir les résultats de la radio. Au maximum !
Esquissant un léger sourire, elle attendit qu'il veuille bien s’exécuter...
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☆ _______________________________________________ Mer 23 Nov - 18:26 |
| James avait de plus en plus de mal à supporter cette douleur tacite, qui avait bel et bien décidé de tirer sur les fils. Le jeune homme n'eut pas le réflex naturel d'observer la Médicomage lorsqu'elle lui répondit, bien que le ton de voix sonnait faux. Remarque ce n'était pas sa priorité première pour le moment, bien qu'il aurait souhaité que ça le soit. Il y avait tout de même quelque chose d'étrange en cette jeune femme, et le fait qu'il ait un doute même minime n'était en général pas bon signe. Si le Ministère avait pu être infiltré, pourquoi pas cet endroit? Après tout ce serait quelque chose de normal, cet hôpital était un poumon phare du bon fonctionnement du gouvernement. Le jeune homme se disait qu'après tout Greenwood aurait pu être une affaire qu'il aurait traité dans le passé, pourtant le blanc régnait encore en sa mémoire. C'était presque vexant de ne pas se rappeller de quelqu'un aussi bien qu'il avait des soupçons sur la personne. Le jeune homme fut ensuite envahi de questions en tous genres, s'en était presque insupportable, à vrai dire il avait l'impression que son cerveau allait imploser, il avait du mal à se mettre en ordre de lui-même comme normalement. Une douleur frontal vient et repartit, faisant ainsi toutes les dix secondes. James avait trop mal pour contester les demandes de la jeune femme et répondre à ses questions en même temps. Il opina légèrement et enleva sa chemise à moitié ouverte en haut déjà, étreignant une crispation de douleur avant d'enlever lentement le pansement entourant son bassin, il découvrit son bas du torse en même temps que la Médicomage, avec une plaie refermée au mieux et recousue partiellement. James prit la substance aqueuse en main et en mit autour, voyant la plaie se refermer lentement. Puis de son flanc gauche quelques hématomes violacés se présentaient.
"J'espère que votre truc va marcher, désolé je ne connais rien à ce domaine, mais là j'ai rarement senti ce genre de choses, les douleurs sont sous forme de brûlures internes c'est comme si on m'entaillait de l'intérieur."
James se sentait taillader et ce baume bien qu'efficace ne faisait qu'amplifier sa douleur. Le jeune homme s'allongea à moitié, par réflex lorsqu'une douleur ou un sentiment de réflexion prolongé lui était imposé, le jeune homme touchait un demi-croissant de lune à sa chaine autour du cou. C'était le seul symbole hérité de son oncle, il avait confié l'autre moitié de demie-lune à une personne par le passé. Une personne qu'il avait sincèrement aimé, mais à qui il n'avait pas pu offrir de place dans sa vie car tenaillé entre plusieurs choses et par une autre personne. Il avait néanmoins ressenti des sentiments purs pour cette personne et lui avait confié la moitié de son unique souvenir gravé dans une roche blanche. C'était le signe en orient de confiance et de fidélité. James l'avait offert à une personne qui était en manque de l'un d'eux suite à un mauvais jeu de mot connaissant les penchants pour le jeune homme à n'être fidèle qu'à lui-même. Elle s'appelait Natalia, et il avait tout fait foirer derrière. Ces souvenirs revinrent à lui comme un foudroiement.
C'était une soirée d'avril, il côtoyait une amie, une confidente, une partenaire dans ses aventures qu'il respectait plus que tout, elle était un peu la moitié qui lui manquait pour avoir une vie parfaite. Natalia avait été à Poudlard avec lui mais ils ne se connaissaient que de nom, ils s'étaient croisés un hiver à Pré-au-Lard et James l'avait suivi un moment sans vraiment savoir pourquoi et avait profité d'un moment de solitude de la jeune femme pour faire sa connaissance. Lorsqu'ils avaient terminé Poudlard, ils se virent deux ans encore, James avait des sentiments forts pour elle, mais se préféra en rôle d'ami et de confident plutôt que de faire plus et de tout faire foirer, souffrant d'une grande incapacité à rester fidèle et sérieux dans une relation, par peur d'être "attaché" à toute relation. Il avait reçu durant ces deux ans, après la dernière visite de son oncle qui était ce qu'il avait connu de mieux et de pire dans sa famille, qui avait forgé son caractère et l'avait guidé dans son présent travail.
Le jeune homme avait parlé avec Natalia toute la soirée lors d'un début de septembre, ils étaient dans un parc lorsqu'elle lui fit un mauvais jeu de mot à propos d'un objet relié à sa chaine autour du cou concernant la partie de fidélité. James savait qu'elle avait le mal concernant la confiance, elle n'avait jamais voulu tout lui révéler sur le pourquoi. C'est ainsi qu'il lui offrit et confia l'autre partie du demi-croissant, qui était séparable. Peu après, elle lui avait avoué certains sentiments et avait fait le premier pas, James effrayé n'eut pas le courage de lui avouer ces même sentiments. Il resta une semaine sans donner de nouvelles et lorsqu'il prit son courage en main et voulut la retrouver, ce fut elle qui le repoussa, il n'avait même pas eu le temps de dire quelques mots qu'elle le somma de ne plus la voir. James avait alors connu son plus grand drame psychologique. Il n'en parla à personne, même pas à son meilleur ami, il s'était muré dans un silence sur sa vie privée depuis. Il connut d'autres jeunes femmes, eut des liaisons, mais son esprit manquait de quelque chose,...quelqu'un.
Il rouvrit lentement les yeux, regardant l'heure un peu sonné, deux minutes s'étaient écoulées entre, mettant sa main sur sa chaine machinalement, il observa la Médicomage qui semblait lui avoir parlé pendant ce laps de temps sans qu'il ne s'en rende compte. Il répondit à ses questions sans savoir ce qu'elle avait dit par la suite.
"Je...je...Je suis Langue-de-Plomb, département des Mystères. Je ne peux pas vous en dire plus."
James se tut, il venait de la regarder pour la première fois, s'attardant sans le vouloir sur le fin collier de la jeune femme, il se tut et la regarda à nouveau.
"On se connait je crois bien...Natalia..."
Il sourit faiblement avant de fermer les yeux et se crisper à nouveau en sentant une brûlure interne. Il prit quelques pulsations pour reprendre un souffle normal et se retourna vers la jeune femme, il ne savait pas quoi dire de plus. Ce silence gênant s'installait de manière durable, avant qu'il ne dise enfin.
"Je suis désolé...c'était ce que j'ai voulu te dire il y a trois ans..."
Fit-il en la regardant par la suite dans les yeux. Quelle situation pathétique, il était au plus mal et pour couronner le tout, il retrouvait une personne qu'il avait fait souffrir inutilement, par peur de s'assumer... |
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Natalia S. Greenwood ♥ ☆ o __________ o ☆ ◊ Escuyer de messire Potter ◊

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☆ _______________________________________________ Jeu 24 Nov - 1:06 |
| La jeune Médicomage réprima une grimace, compatissant à la douleur qu'il devait ressentir parce que ce n'était vraiment pas joli à voir, même si c'était déjà en partie refermé ! Et croyez-moi ou non mais quand elle soignait ainsi les gens, elle n'avait guère le temps d'observer à satiété les torses se dessinant sous la chemise des hommes qu'elle soignait ! Si, si, certaines en profiteraient sûrement – ah ah ! - mais pas elle. Son attention était concentrée sur la plaie qui avait déjà été soignée mais ce qui restait à voir n'était pas très joli à voir et ce n'était pas l'occasion d'en profiter. Natalia était très professionnelle, ça on ne pouvait pas lui reprocher le contraire. Personne ne l'avait jamais fait d'ailleurs et ne le pourrait jamais ; elle mettait tant de cœur à son œuvre...
Tant d'acharnement à effectuer son travail ne pouvait-il cacher autre chose cependant... ?
Elle l'observa faire et appliqua la potion qu'elle venait de lui donner. Avec attention, elle observa le processus de cicatrisation. Ce fut avec un léger sourire qu'elle constata que cela fonctionnait et assez rapidement d'ailleurs. Sa potion était très efficace. Au fur et à mesure de sa pratique, on améliorait ses potions ou onguent à chaque fois, et celle-là était particulièrement satisfaisante. Elle la conserver et éventuellement l'améliorer encore la prochaine fois. La dernière, il y avait juste un petit défaut. Elle avait mis beaucoup plus de temps à agir, même si elle avait été tout autant efficace. De même que lorsqu'elle devait faire la potion Tue-Loup pour Remus Lupin, elle avait dû s'y reprendre à plusieurs reprises pour la réussir au mieux, sa dernière tentative ayant été la meilleure évidemment. Quoiqu'il en soit, elle y avait passé la nuit et au matin, s'était retrouvée et endormie sur sa paillasse – d'ailleurs, elle devait lui envoyer un hibou sous peu de temps parce que sa potion pour le mois prochain serait bientôt prête.
Les sourcils froncés, elle l'écouta expliquer qu'il avait l'impression qu'on l'entaillait de l'intérieur tellement il avait mal. Ce qui la persuada qu'il faudrait bien faire une radio, au moins pour se rassurer ! Il avait certainement quelque chose de cassé... Quelques côtes... Elle le laissa s'allonger et le vit toucher un objet accroché à son cou ; une chose à laquelle elle ne fit pas attention sur le moment et elle se demanda ce qu'il était en train de faire...
Elle accorda ensuite une attention plus particulière à ce qu'il tenait dans la main alors que sa curiosité se faisait de plus en plus croissante et elle étouffa un cri de surprise lorsqu'elle aperçut ce que c'était. Comme pour étouffer son exclamation, elle se plaqua par réflexe une main sur la bouche. Elle sauta sur ses pieds et recula d'un bon pas, l'esprit en ébullition et essayant de stopper les images qui soudainement s'étaient remises à défiler dans son esprit et qu'elle avait cru avoir réussi à chasser il y a longtemps de cela.
Elle ne s'était pas rendu compte combien de temps exactement il était resté perdu dans ses pensées. Elle ne s'en rendit compte que lorsqu'elle l'entendit parler et elle fut tirée brutalement de ses pensées. Elle essaya de se reprendre. Essaya. Langue-de-plomb, langues-de-plomb, département des mystères... Sa réponse sa fraya un chemin dans son esprit même s'il ne lui sembla pas en comprendre un seul mot... Lorsqu'il ajouta qu'il croyait bien qu'ils se connaissaient, la jeune femme voulut répliquer qu'elle ne le connaissait pas du tout et qu'elle ne l'avait jamais connu même mais elle fut incapable de sortir le moindre mot. Ceux-ci ne parvenaient à franchir la barrière de ses lèvres. Elle était dans un tel état intérieur de confusion qu'elle n'arrivait même pas à réfléchir.
« All... Va t'en. » lâcha t-elle en maîtrisant au mieux sa voix bien qu'elle soit moins ferme que ce qu'elle avait voulu. Tiens, elle avait lâché le vouvoiement…
Elle détourna les yeux, se sentant momentanément incapable de soutenir son regard et elle voulut s'enfuir. Ses jambes refusèrent de bouger et une voix intérieure sembla se frayer un chemin dans son esprit et la faire culpabiliser. Depuis quand tu laisses tomber un patient qui a besoin de soins ?!! Parce que c'est un patient avant tout ! Une sorte de cerceau glacé se fixa autour de sa poitrine, lui donnant la sensation d'avoir le cœur si lourd que cela l'empêchait de pouvoir respirer correctement. Elle inspira profondément avant de réussir à reprendre d'une voix plus calme.
« Bien, je... Restez-là, je... Je vais chercher l'appareil radiographique... Vous avez sûrement une ou plusieurs côtes de cassées comme... Comme je l'ai dit plus tôt... » Enfin, elle n'était même pas certaine de l'avoir vraiment dit en fait... Zut, voilà qu'elle ne savait même plus ce qu'elle disait et ce qu'elle ne disait pas. Bref. Un léger silence s'installa et elle s'empressa de sortir de la pièce afin d'aller chercher le matériel dont elle avait parlé.
Plus tôt ce serait fait, plus tôt il serait partit.
Ce n'était jamais de bon de s'attacher aux fantômes du passé.
Une fois à l'extérieur de la salle, elle s'adossa au mur derrière elle et y déposa la tête. Fermant les yeux elle resta ainsi quelques secondes, tentant de maîtriser comme elle le pouvait les battements désordonnés de son cœur.
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James Mercan ♥ ☆ o __________ o ☆ ◊ Chercheur de Ronflak Cornu ◊

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☆ _______________________________________________ Jeu 24 Nov - 16:30 |
| James regarda la jeune femme l'espace d'un instant pour observer les changements depuis ce temps, elle avait encore plus embelli avec le temps, telle une rose qui à ses premiers rayons de soleil se galvanise en énergie, transforme cette énergie et sectorise les couleurs pour les modifier et transformer la couleur de ses pétales, les voyant ainsi s'ouvrir petit à petit. Les gens et plus spécifiquement les femmes répondaient au même système. Rousseau dit même un jour: "Notre soleil se lève dans les yeux d'une femme, et se couche dans ce même regard." Le jeune homme avait du mal à se concentrer et à formaliser ce qu'il disait, ses douleurs n'aidaient pas du tout à améliorer la situation, il était sous le choc aussi sans vraiment l'être, son cerveau un peu déboussolé entre l'onguent qui combattait la plaie et le premier choc à la tête qu'il avait eu, ne pouvait pas marcher normalement sans faire de lourds efforts qui avaient pour prix un mal de tête tambourinant.
James savait qu'il avait perdu trois années sans voir la jeune femme, erreur qu'il avait fait par respect pour elle, par respect à ce qu'elle lui avait demandé. Néanmoins le fait qu'elle ait conservé ce pendentif autour de son cou avait une certaine signification positive en un sens. Il avait toujours été très peu doué pour formaliser les choses, ne pas être pataud quand il le fallait pas. A vrai dire les sentiments lui fichaient une peur bleue, c'était presque le plus déstabilisant pour lui car on avançait vers des choix subjectifs et non objectif. Pour cela que durant sa scolarité à Poudlard, il avait banni ce mot, profitant de la vie, s'amusant avec les jeunes femmes, les laissant après sans promesse d'avenir ou autre. Ce n'était pas non plus une machine et comprit en cinquième année que les choses pouvaient être différentes ainsi en commençant à faire connaissance avec certaines personnes dont Natalia.
Lorsque celle-ci fut prise d'un choc, le jeune homme était à peine conscient de ce qu'il s'était passé, à vrai dire c'était d'avantage une sorte de second plan pour le jeune homme trop obnubilé par le sentiment de douleur. Il écouta ce qu'elle dit et au moment de se retourner, la vit entrain de disparaitre derrière la porte, emporté dans son élan il s'était tourné trop vite et était tombé par terre de l'autre côté comme une crêpe. Il étouffa un cri d'hurlement en serrant les dents. Il se releva tant bien que mal, suffoquant presque tant son bas vendre le comprimait. Il réussit à remarcher, sentant l'onguent agir encore et finir de fermer la plaie, mais il savait qu'il en avait pour un petit moment à retrouver toutes ses forces mais ne pouvait se permettre de prendre congé surtout en ce moment.
*Bravo James, bravo! D'abord tu te fais ça, tu passes pour un espèce de dangereux malade mental, ensuite tu effraies la seule personne venue pour te soigner et lui fait comprendre que t'as merdé avant et que tu continues de merder... Nan mais c'est bien, je pense que s'il y avait un concours du plus crétin national tu serais parmi les favoris, presque le vainqueur...mais ça ça va venir sous peu, quitte à tout faire de travers autant que tu le fasses entièrement hein!*
Lui dit sa conscience alors qu'il retentait de se mettre complètement droit, luttant contre la douleur. Il marcha tranquillement en se tenant le bassin et s'assit sur le coin du lit face à la fenêtre et donc dos à la porte d'entrée. Il fit se dégager un rond d'une soixantaine de centimètres sur la vitre givrée et observa l'extérieur. Quelques gouttes de pluie commençaient à apparaître. Il s'était probablement passé une dizaine de minutes et la jeune femme n'était toujours pas revenue, peut-être ne reviendrait-elle même pas. A sa place James l'aurait surement fait, remarque il faudrait être complètement idiot pour vouloir revenir et revoir une personne qui nous avait déçu. Ce sera un acte complètement crétin même, mais qui serait-on pour juger autrui sur ses actes sans avoir été confronté à la même situation? Le jeune homme regarda l'extérieur pour ne plus penser à rien, reprenant petit à petit ses esprits. Après toute cette histoire, il en venait à avoir enfin revu Natalia et n'avait eu comme réflex que de parler de son échec d'il y a trois ans, c'était à la frontière entre le pathétisme et le ridicule. Le jeune homme avait parlé sans comprendre ce qu'il se passait sur le moment, sa plaie lui faisait moins mal, la souffrance était surtout interne désormais, plus comme un tiraillement venant de son intérieur. Le jeune homme entendit la porte s'ouvrir enfin, doucement, comme quelqu'un qui rentrait dans la chambre de son enfant endormi. Un silence régna quelques minutes, avant que des pas vinrent vers lui tout en conservant le silence si reposant pour une fois. Le jeune homme ne voyait qu'une silhouette un peu floue derrière lui à travers la vitre. Il dit alors doucement.
"A ta place j'aurai agis exactement pareil, maintenant après tout ce temps, soit tu vas réagir en me soignant et étant énervée, pour finir par éclater et crever un le problème pour enfin reprendre ta douceur, soit tu vas agir avec douceur, car ce que tu avais enfoui en toi me concernant n'a été que les côtés marquant des moments ou on s'est côtoyé."
Il se mit à rire légèrement en secouant une main avant de dire.
"C'est mon métier qui m'a appris ça, analyser les gens et leurs comportements...Même là je suis nul quand il s'agit de situation que je ne gère pas...ça n'a pas changé. Je ne te veux aucun mal, je n'avais pas prévu d'attérir ici..."
Il se tut avant de reprendre avec une longue inspiration.
"Tu as demandé ce que j'avais fait pour avoir ça. J'ai aidé et sauvé un collègue au détriment de mon corps. Il était sur la piste d'un Mangemort qui a causé des tords à des personnes en les mettant sons Imperium et en les faisant commettre des meurtres pour lui. Nous avons débarqué chez lui, il était avec des amis...J'ai perdu mon collègue, il était entre la vie et la mort. Les types sont enfermés et attendent que je leur rende visite pour les interroger...Tu dois connaître ou avoir eu vent du "talent" des Langue-de-Plomb pour délier les langues qu'importe les moyens à mettre pour que les gens puissent vivre sereinement. Ce qui s'est passé, c'est que j'ai sauvé une personne ce soir et le plus triste dedans c'est que depuis trente-huit mois, vingt-six jours ça m'est égal de ce qu'il adviendra de moi, puisqu'à cette date j'ai merdé sur la seule chose à laquelle je tenais."
Il avait parlé calmement, nul besoin de s'énerver ou de fondre en larmes, ce n'était pas son genre, il continuait d'observer ce qu'il se passait dehors, une main sur son flanc. Il avait encore mal mais cela lui semblait secondaire. Après un autre moment de silence, il lui dit.
"Fais ton travail et je disparaitrais comme je suis venu si c'est ce que tu souhaites..." |
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Natalia S. Greenwood ♥ ☆ o __________ o ☆ ◊ Escuyer de messire Potter ◊

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☆ _______________________________________________ Jeu 24 Nov - 22:05 |
| Ses mâchoires se crispèrent. Les yeux toujours fermés, elle n'avait toujours pas bougé et était même presque en colère contre elle-même. Mais pourquoi avait-elle gardé ce pendentif, ce croissant de lune autour du cou ?! La meilleure solution aurait été de le jeter ! De le brûler ! Ou du moins, de le ranger dans l'un de ses plus profonds tiroirs qui recelaient d'immenses trésors sur lesquels elle ne posait plus les yeux aujourd'hui. Des trésors oubliés. Comme ce … Comme ce pendentif ! Mais non bien sûr, elle ne l'avait pas fait parce qu'elle était trop faible ! Et il avait fallu qu'il le voit bien entendu... ! Pourquoi donc ne l'avait-elle pas jeté telle était la question ! Débarrassé une bonne fois pour toutes d'une partie du passé dont elle n'avait aujourd'hui que faire ! … Vraiment ? Si elle n'en avait que faire, pourquoi ne pas l'avoir jeté ?... Natalia avait toujours été trop sentimentale, voilà ! Voilà uniquement la réponse !
Mettre ce collier autour du cou était juste devenue une simple habitude de chaque matin, une habitude qu'elle avait pris... Elle le mettait juste sans y penser. Un geste instinctif. Sans aucune signification. Aucune. Aujourd'hui elle le regrettait. En sortant de la pièce, elle n'avait même pas entendu le cri de douleur qui lui avait échappé lorsqu'il s'était ramassé au sol – à moins qu'elle avait fait la sourde oreille ? Non ce n'était pas son genre. Elle n'en avait pas eu conscience. Elle voulait juste prendre un peu l'air, se reconstituer en elle-même avant de devoir l'affronter de nouveau. Parce que pour le moment elle se sentait trop faible.
Elle se demanda d'ailleurs s'il pensait qu'elle allait revenir ? Elle aurait en effet pu ne pas revenir. Cela ne se faisait pas vous avez raison mais bon. Elle aurait quand même été prévenir quelqu'un en bas à l'accueil afin que quelqu'un d'autres vienne s'occuper du patient en chambre N°913, mais... Quelque chose la clouait sur place. Une force surnaturelle. Elle pourrait rentrer chez elle là maintenant et le laisser en plan. Le temps qu'il se rende compte qu'elle ne reviendrait pas, elle serait déjà loin ! Mais elle n'avait pas bougé... Elle ne savait même pas depuis combien de minutes exactement elle venait de sortir de la pièce. Se décollant alors du mur contre lequel elle s'était placée, elle alla chercher l'appareil pour lui faire la radiographie. Et pendant ce temps, elle semblait encore en train de se demander si elle allait vraiment revenir dans la chambre. Jusqu'au dernier moment d'ailleurs elle n'en était même pas certaine.
Elle décida de ne pas commettre la même erreur et d'un geste vif elle retira le pendentif de son cou, lui jetant presque un regard furibond comme s'il était la cause de tout. Elle le glissa dans sa poche. Bon D'accord c'était trop tard étant donné qu'il l'avait vu mais bon tant pis. Avec la machine, elle revint ensuite, à pas lents, vers la chambre. Elle s'arrêta devant dans le couloir, la gorge nouée. Elle jeta un regard derrière elle, à droite puis à gauche... Elle pouvait rebrousser chemin... Elle pouvait encore retourner... Elle amorça un mouvement vers l'arrière. Elle resta à fixer la poignée pendant au moins deux minutes entières. Elle ne l'avait pas encore touchée, elle pouvait donc encore partir...
Réfléchis Natalia, si tu entres, ce sera trop tard...
Elle avança une main qu'elle posa sur la poignée et poussa la porte. Elle entra, mais demeura à l'entrée. En silence elle le chercha des yeux et le trouva de dos, devant la fenêtre. Et si elle repartait maintenant, il ne verrait pas... A moins qu'il la voit dans le reflet de la vitre ? Mais le temps qu'elle réfléchisse, elle l'entendit de nouveau parler et instinctivement su qu'en fait, ce petit voyage dans le couloir ne l'avait pas du tout fait se reprendre. Pas assez. Elle inspira profondément et l'écouta parler, et elle fut ravie qu'il lui fasse toujours de dos. C'était plus facile ainsi. Elle ferma les yeux quelques secondes et se crispa. Ne te fais pas avoir Natalia, ne te fais pas avoir... Ce ne sont que mensonges qui sortent de la bouche des hommes, rien d'autres... Ne te fait plus avoir. Elle aurait voulu réussir à ne pas croire en ces mots mais ce qu'il disait avait des accents de vérité... Et elle n'aimait pas cela.
Elle n'aimait pas cela parce qu'elle savait qu'elle y croirait... Etait-elle crédule ? Pendant des années elle avait essayé de s'endurcir, mais au final c'était plutôt un échec. Elle avait vainement espéré sans doute de pouvoir s'endurcir mais de ce côté-là, elle n'avait nullement changé. Elle s'efforça de conserver sur le visage une expression neutre. Pendant le récit de son « aventure », elle hocha la tête silencieusement, non décidée de dire quoique ce soit et ne sachant même que dire.
… Hein ? C'est une blague ? Depuis... Combien de temps ?! Trente-huit mois et vingt-six jours ?! Même elle n'en savait même pas le compte exact, elle qui aimait pourtant la précision en parfaite Serdaigle qu'elle était, elle n'avait pas compté le temps écoulé. D'un seul coup, elle se mit à essayer de compter dans sa tête elle aussi si cela correspondait bien à la date qu'elle pensait. Elle essaya de maîtriser le trouble qui l'avait envahie et eut soudain besoin d'un appui quelconque. Elle posa une main sur le dossier d'une chaise, ferma les yeux quelques secondes. Non, définitivement, ce séjour dans le couloir n'avait pas eu l'effet escompté et ne l'avait pas fait se reprendre en mains.
… La seule chose... A laquelle il tenait ?!... Ah ah, joli déclaration ! Résonnant dans son esprit soudain très perturbé, ces mots restèrent bloqués au niveau de la poitrine. Ne te laisse pas avoir, ne tombe pas dans le panneau... C'est un mensonge. Comme toujours. Elle ne devait pas y croire. Elle n'aurait jamais dû revenir ici, elle aurait dû rentrer chez elle ; cela ne lui apporterait rien de bon de rester ! Elle ne pouvait pas avoir confiance en des mots... Des mots pouvaient dire la vérité comme mentir et les meilleurs acteurs pouvaient dissimuler le mensonge sous une vérité qu'ils clamaient comme sincère !
… Ce qu'elle souhaitait ? Elle n'en savait rien et à vrai dire, elle n'avait guère envie de s'y pencher pour le moment. Elle allait faire son travail, elle allait rester le plus professionnelle possible et lorsque son travail serait terminé, il partirait, et elle elle pourrait rentrer chez elle afin de s'y reposer ! Et tout redeviendrait normal dès le lendemain. Sa vie paisible avec ses deux chats et son métier. Eux au moins ne la décevait jamais. Trop d'émotions dans la journée décidément... Il y en avait eu beaucoup trop à son goût. Elle décida de ne rien répondre et reprit conscience qu'elle tenait encore la machine dans les mains. Elle prit une profonde inspiration et fit quelques pas en avant.
« Viens par là. » laissa t-elle échapper d'une voix beaucoup trop douce d'ailleurs à son goût et elle attacha une espèce de ceinture noire autour de la taille de « son patient ». Elle s'éloigna sans s'attarder et revint près de la machine qu'elle avait posée sur la table à proximité et elle l'alluma. Un « bip » retentit. Des images apparurent sur l'écran et pendant plusieurs minutes, elle se concentra uniquement sur ce qu'elle voyait, analysant avec minutie ce qui se trouvait devant elle. Lentement, elle hocha la tête. Elle avait eu raison. Ses doutes furent confirmés. Sans détourner les yeux de l'écran, elle notifia à son patient.
« Vous avez bien deux côtes de fêlées.... Enfin, tu. Bref... Tu peux t'estimer heureux qu'elles ne soient que fêlées... »
Apparut sur son visage l'ombre d'un sourire bien qu'il s'effaça aussitôt comme si l'instant d'après elle venait de s'en rendre compte. Elle se retourna et s'éloigna en direction des armoires dans laquelle elle fouilla pour en sortir une petit fiole où se trouvait un liquide translucide. « Ceci est une potion qu'il faut boire toutes les deux heures pendant trois jours. Une mesure tous les matins et tous les soirs ! Cela aidera à cicatriser plus vite les fêlures. Bien qu'une légère douleur pourrait rester dorénavant, les côtes se ressouderont sans laisser aucune trace... Il faudra cependant revenir dans deux semaines refaire une radio pour vérifier si tout est en ordre. Tous mouvements trop brusques durant ces deux semaines devront être évités. »
Elle avait parlé tout d'une traite, comme si elle avait appris un texte par cœur même si ce n'était nullement le cas – chose qui prouvait qu'elle connaissait son métier...- et chez les médicomages, c'était de l'assurance qu'il fallait. Autant dans leurs gestes que leurs mots. C'était cela qui mettait à l'aise les patients, qui les convainquait qu'ils savaient vraiment ce qu'ils faisaient. Un médicomage hésitant n'était pas bon médicomage... Pendant qu'elle parlait, elle avait versé une mesure de potion dans un verre qu'elle vint lui tendre ensuite. Toujours d'un geste professionnel, elle lui ôta l'espèce de ceinture qu'il avait autour de la taille et sans s'attarder non plus, elle alla la remettre avec la machine.
Elle tira d'un tiroir une espèce de corset à mettre autour de la taille qu'elle lui emmena et reprit : « Il faudra que tu le mettes et le garde durant ces deux semaines. Cela empêchera les mouvements brusques, et je serais toi... » Chose qu'elle n'était pas et heureusement... « J'éviterais les missions qui bougent beaucoup pendant deux semaines... Et, désolé pour ton collègue. » termina t-elle. Aux derniers mots elle esquissa un très rapide sourire en espérant ne pas paraître trop crispée mais elle détourna vite les yeux. Elle était sincère, elle était vraiment désolée... « Et arrêtes donc de dire des bêtises tu veux. » ajouta t-elle d'une voix presque en colère alors que lui tournant le dos, elle était en train de ranger le matériel dans une boîte de carton pour le ramener dans l'autre pièce. C'est vrai quoi, elle ne pouvait quand même pas le laisser dire qu'il s'en fichait de ce qui adviendrait de lui n'est-ce pas ?! Elle n'aimait pas et n'avait jamais aimé voir les gens se rabaisser ainsi et se laisser ainsi aller, ne plus croire en la vie, juste à cause de...
A cause de...
Une légère crispation se fit dans sa mâchoire alors que son regard devenait plus sombre.
Stop. Bon, arrête de penser Natalia, c'est mieux parce que là, tu es en train de te laisser encore avoir par les sentiments. Trop bon, trop con comme on disait ? |
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☆ _______________________________________________ Ven 25 Nov - 0:26 |
| James écouta calmement ce que la jeune femme disait, il n'avait pas envi de se battre pour rien cette fois, il avait enfin pu dire ce qu'il avait à dire, c'était là le plus ironique de l'histoire c'est qu'il n'avait strictement rien à ajouter. Pour une fois il avait tout déballé sans s'arrêter, sans réfléchir à mieux tourner une phrase ou à simplement se demander si cela conviendrait et serait plus adaptable d'une autre manière. Après tout qu'importe, ce qu'il n'avait pas dis c'était la rupture entre sa famille et lui, être obligé de communiquer en secret avec son petit frère, et l'avoir perdue. La jeune femme lui passa un truc autour de la taille, une chose glaciale, et il la laissa faire son boulot tranquillement. Lorsqu'elle eut terminée sa radio ou je ne sais quoi, James put enfin être débarrassé de ce gros machin gelé et obtint un verdict. Ca allait, il aurait cru pire que cela, par contre la suite le déplut au plus haut point, surtout lorsqu'elle sortit un médicament.
C'était pas le genre de personne qui aimait les médicaments en général alors là c'était encore moins le bienvenu. James était comme un gamin pour cela, il détestait tout ce qui était médicament c'était quelque chose de psychologique. Forcé de boire cette mixture, il afficha un regard dégouté avant d'avaler d'un coup sec, se disant que si elle cherchait à le torturer, c'était le moyen parfait, il n'y avait pas mieux. La suite fut un second électro-choc. Lorsqu'elle sortit une espèce de turban solide et craquelé, le jeune homme arqua en grand un sourcil en se demandant si elle se foutait de lui ou pas...Et le comble, ne rien faire de brusque pendant deux semaines, alors que presque chaque jour son corps était plus ou moins mis à rude épreuve. Il ne se voyait pas porter ce machin, et encore moins rester tranquille alors qu'on avait besoin de lui.
"Tu plaisantes j'espère?"
Dit-il d'un ton inquisiteur, un sourcil toujours arqué. Il n'avait vraiment pas envi de se balader comme une espèce de vieille rombière du dix-septième siècle, enroulé comme un sushi, peloté comme une espèce de vieux chiffon. James se voyait déjà avec une perruque bouclée, et des habits de la Renaissance entrain de boire le thé avec un ami et parler du petit prolétariat en riant à haute voix comme un gros bourgeois. Cette image lui tira un frémissement et voyant l'air sérieux de la Médicomage, cela lui confirma qu'il allait devenir une espèce de saucisson dans un emballage pendant deux longues semaines. Il ne se voyait déjà pas le porter plus de cinq minutes alors de là à se le farcir pendant plus de deux cents heures il ne fallait pas pousser mémé dans les orties non plus.
*Elle se fout de moi c'est pas possible!*
Songea-t-il en affichant une mine dépitée, il prit l'objet à contre coeur et le posa à côté, hors de question de le mettre tout de suite déjà qu'il avait dû avaler cette saleté de potion jaunatre. Il se dit que c'était vraiment bas de se venger comme ça, et aurait préféré avoir les côtes cassées au moins c'était une nuit ou deux de souffrances le temps que ça se répare avec de la magie et on en parlait plus. Là il allait devoir jouer au clown pendant deux semaines et expliquer à son patron et au Ministre qu'il ne pourrait pas assumer ses fonctions pendant ce laps de temps. Nan mais oui pourquoi pas, manquerait plus que des Mangemorts viennent attaquer maintenant l'hôpital tiens, ce serait juste le top du top dans le genre journée merdique de A à Z.
Avec tout cela il avait même oublié que Natalia n'avait pas souhaité fournir de réponse. Il la connaissait assez pour savoir qu'un défaut de la jeune femme était et avait toujours été de préférer se murer dans le silence plutôt que de faire face à un problème épineux, sauf dans les soins. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle semblait être douée là-dedans car elle prenait le temps d'affronter les problèmes et non pas de les esquiver dans le silence. Le jeune homme savait que s'il lui balançait ça comme ça elle irait tout de suite monter sur ses grands chevaux et que ça allait gueuler pour rien, et très franchement vu son état, c'était vraiment pas le moment, et l'envi n'y était pas non plus, chacun ses problèmes au bout d'un moment. Elle pourrait lui reprocher ce qu'elle veut, James avait fini par faire face, maintenant c'était elle qui n'arrivait pas à faire un pas en avant non lui... Lorsqu'elle répondit en lui disant d'arrêter de dire des bêtises il lui répondit en la regardant dans les yeux ce qu'elle n'avait toujours pas fait jusqu'à maintenant.
"Je ne dis aucune bêtise, je te parle de faits, de la réalité... J'ai tout perdu à ce jour, je t'ai aussi perdue et j'en étais et suis conscient, mais on a tous le droit de se racheter un jour...Tu me disais souvent que j'étais un réconfort pour toi car je venais te dire en face ce que tu n'aimais pas entendre et que cela t'aidait à avancer. Ca a été pareil pour moi. Maintenant tu en fais ce que tu veux, encore une fois je ne suis pas venu pour me quereller avec toi, je ne pensais même pas te voir ici...mais le destin a le dernier mot...le destin décide toujours!*
Il voulut continuer...
"Et j..."
Sentant une vibration il s'arrêta de parler, fronçant les sourcils, sentant une seconde vibration, puis un cri venant de l'extérieur. Il voulut se retourner et vit une boule de feu s'écraser contre le mur à côté. Quelqu'un lançait un Bombarda Maxima sur eux, tandis que d'autres hurlements se firent entendre dans le couloir. James se releva et marcha vers la fenêtre en voyant des Mangemorts investir les lieux. Le jeune homme glissa sa main dans sa poche droite et écarquilla les yeux.
*Me..e j'ai gardé ça sur moi. Ils viennent le chercher...me chercher.*
A peine eut-il cette réflexion qu'il vit un nouveau sort arriver en plein vers lui, se retournant, il vit que Natalia s'était rapprochée pour voir, il se retourna vers la vitre, sortant sa baguette magique instinctivement et vit des rochers foncer vers la vitre. Il sauta sur Natalia au moment de l'impact en criant *Attention*, les deux jeunes gens firent souffler par l'explosion de la vitre et les débris de mur. Ils vinrent s'écraser contre le mur en face alors que de plus en plus de cris venaient à surgir partout dans l'hôpital. Il plaqua ses mains sur la tête de la jeune femme en sentant le vent de l'explosion souffler les débris de vitre partout dans la salle. Plusieurs morceaux s'empaquetèrent dans sa chair et sur ses mains, il eut un gémissement avant de tenter de les retirer un à un. Les morceaux de dix à quinze centimètres n'étaient pas rentrés profondément mais avaient fait de petites entailles dans son dos et sur ses bras. Il tenta de se relever et enleva ses saletés du mieux qu'il put se sentant lourd et déboussoler par ce qu'il venait de se passer. Un Mangemort apparut dans l'embrasure de l'explosion, un sourire aux lèvres et envoya James valser contre un mur de l'autre côté. Le jeune homme complètement à l'ouest, n'avait pas pris le temps de regarder ni qui il était, ni ou était Natalia désormais. Il sentit l'homme le soulever par la gorge, James sentit ses poumons chercher de l'air désespérément, et le jeune homme utilisa sa baguette complètement désespéré, pour ligoter le Mangemort et le faire tomber par terre saucissonné avec un Incarcerem. James reprenant son souffle parmi la poussière se dirigea du mieux qu'il put vers la porte d'entrée, trouvant sa chemise à moitié déchirée par terre, il la prit et l'utilisa comme masque contre toute cette fumée. Il vit alors Natalia et lui dit.
"L'hôpital grouille de Mangemorts, ils doivent être venus pour récupérer leurs copains. Faut qu'on sorte de là au plus vite, tu travailles ici, tu sais par ou passer?"
James n'avait pas dis qu'ils cherchaient aussi quelque chose que le jeune homme avait trouvé lors de l'interpellation, mais ce n'était pas le moment. Les Aurors devaient surement être en route mais le temps jouait contre eux. Il aurait dû mettre hors d'état de nuire les prisonniers de façon définitive. Maintenant les Mangemorts allaient tout faire pour les récupérer, et James ne savait pas dans quel Département de ce fichu hôpital on soignait les prisonniers avant de les déférer devant le Ministère. Il craignait aussi que les Aurors chargés de la protection ne se fassent tuer face à cette intervention musclée. Après le Ministère, c'était au tour de Saint-Mangouste de subir le fléau des Mangemorts...Le jeune homme ne se sentant plus, se laissa glisser à terre, épuisé physiquement. |
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☆ _______________________________________________ Ven 25 Nov - 2:41 |
| D'abord, ce n'était pas un médicament mais une potion, et puis s'il voulait que cela guérisse vite, il n'avait pas le choix de toutes façons : il n'avait qu'à avaler sa potion ! Et puis tiens aussi, la prochaine fois, il évitera de se mettre en danger, c'était pas mal ça aussi. Surtout qu'il ne semblait pas beaucoup tenir à sa vie. Alors il l'avalerait, grimace ou non, ou alors ce serait elle qui le forcerait à l'avaler. Et en entier ! Oui, elle pouvait aussi être très autoritaire quand il s'agissait de la santé de ses patients ! Hors de question de jouer avec. S'il leur arrivait quoique ce soit après et que c'était elle qui s'était occupée d'elle, elle culpabiliserait énormément... Alors il allait avaler sa potion qu'il le veuille ou non, et elle resta bien attentive à vérifier qu'il n'en laisse pas une goutte dans le verre qu'elle lui avait tendu.
Mais la suite restait encore à venir. L'expression qu'il afficha lorsqu'elle lui tendit l'espèce de corset en lui disant qu'il devait le porter pendant deux semaines sans faire de mouvements trop brusques, et en lui demandant si elle était sérieuse... Pendant quelques secondes, elle se contenta de l'observer fixement. Honnêtement, elle avait l'air de plaisanter peut-être ? Elle connaissait encore son métier à ce qu'elle sache et elle ne le laisserait absolument pas partir sans être convaincue qu'il suive ses instructions à la lettre. A la lettre oui oui. Il était hors de question qu'elle lâche. Que ce soit avec n'importe quel patient ; lui ou un autre c'était exactement la même chose. Alors surtout, qu'il ne fasse pas l'enfant parce qu'elle pouvait vraiment se fâcher ! Il voulait faire son métier à sa place ou carrément le lui réapprendre ? Et bien qu'il le fasse surtout, qu'il ne se gêne pas... On verrait s'il saurait en supporter le rythme tiens.
Il n'empêche que... L'expression qu'il affichait était littéralement hilarante. Elle faillit lui crier finalement « Poisson d'Avril ! » mais, hum, non ce n'était pas le moment opportun. Et puis déjà, elle n'avait aucune envie de rire là pour le moment. Et s'il pensait que c'était une douce vengeance, il n'en était rien... C'était pas lui qui s'était à moitié brisé le dos hein ?! Elle n'y était pour rien, elle, dans la situation. Ce n'était pas de sa faute s'il avait fallu qu'il vienne se faire raccommoder un peu... Sans compter que l'expression à moitié dépitée s'étalant sur son visage était absolument adorable...Heu, hein ? Natalia, c'est pas vraiment le moment! Non mais c'est bon, ne te laisse pas avoir ainsi, c'est trop facile ><
Elle avait fini d'empaqueter son matériel, cela lui donnant une excuse pour ne pas le regarder mais elle en fut forcée par la suite lorsqu'il reprit la parole, et elle ne put qu'écouter en silence, incapable de détourner les yeux. Alors qu'elle allait ouvrir la bouche pour répondre quelque chose – et on ne saura jamais quoi – une explosion eut lieu. Il y eut premièrement une sorte de vibration et fronçant les sourcils, elle observa elle aussi autour d'elle, se demandant d'où cela provenait et ce que c'était. Alors qu'elle voyait débouler une boule de feu dans la pièce où ils se trouvaient, elle poussa un cri d'effroi et elle ne comprit plus rien de ce qui se passa par la suite. De plus, tout se passa à une vitesse hallucinante. Il y avait des hurlements dans le couloir... Sa pensée alla vers ses collègues, vers les autres patients dans les chambres... Et en dernier, vers elle. Elle avait cru reconnaître le cri de l'une des infirmières qui travaillait avec elle dans le même service et elles s'entendaient assez bien – pas forcément non plus comme avec Rose ou Maura – mais elles s'entendaient bien et un frisson d'effroi la parcourut toute entière alors qu'elle espérait juste que ce n'était pas elle...
Elle s'était rapprochée de la vitre pour voir ce qui se trafiquait à l'extérieur. C'est là qu'elle vit venir vers elle à vive allure des... Des rochers ?! L'exclamation qu'elle eut s'estompa dans sa gorge alors qu'elle se sentait soudain pousser vers le sol. Elle n'avait même pas eu le temps de se rendre compte de quoique ce soit. Le seul geste instinctif qu'elle avait eu fut de fermer les yeux, comme si cela suffisait à faire disparaître les rochers et elle plaça ses bras au-dessus de la tête, comme pour s'en protéger. Elle n'avait même pas entendu le « Attention » qu'il avait crié avant de la précipiter hors de la trajectoire. Le souffle de l'explosion les projetèrent contre le mur mais ce ne fut pas elle qui fut la plus touchée. Il semblait bien qu'un corps en rempart devant elle avait ramassé le plus de débris durant l'explosion...
Quelqu'un venait de la protéger...
Quelqu'un...
Puis, il n'y eut plus de corps en rempart contre elle et elle se demanda quelques secondes ce qui se passait, mais elle était totalement catastrophée, complètement hébétée et elle ne pensait à rien d'autres qu'à rester recroqueviller sur elle-même, la peur nouée au ventre. Après quelques secondes, elle se releva enfin, ayant reprit un semblant de maîtrise d'elle-même et alors elle chercha en tous sens. Il y avait de la fumée partout et c'est la main devant le nez et la bouche et empêchant la fumée d'y entrer, qu'elle traversa la pièce en espérant atteindre la porte... Elle se heurta presque à James. Elle ne fut pas certaine d'avoir comprit tout ce qu'il venait de dire. Elle se contenta de le regarder. Les mots « mangemorts », « récupérer », « sorte »... Sorte ? Sortir de là ?! Momentanément privée de parole, la jeune femme hocha lentement la tête... Bien sûr, elle... Connaissait la sortie... Normalement... L'ascenseur... S'il n'était pas investit, ils devraient passer par là... A moins que... A moins qu'il valait mieux passer par la sortie de secours... De l'autre côté du bâtiment. Sauf qu'elle était actuellement complètement désorientée et n'était pas sûre de savoir retrouver la sortie...
Si elle avait toujours été bonne en sortilèges, en revanche elle n'avait jamais été faîte pour les combats. Elle n'aimait pas la violence et tentait à chaque fois de l'éviter. Chacun son rôle, elle ce n'était pas se battre qu'elle faisait, c'était de soigner. Elle ne servait pas de ses mains pour se battre... Elle préférait recueillir les blessés et leur apporter les soins nécessaires qu'ils avaient besoin. Elle ne pourrait même pas être Auror, elle n'en avait pas le sang froid, elle n'avait pas leur courage... Elle n'aimait pas se battre tout court. Donner la mort à quelqu'un, être responsable des blessures infligés à quelqu'un … Non, ça, elle ne pouvait pas. Son cœur battait à tous rompre et ses jambes tremblaient... Malgré cela, elle sortit sa baguette et la garda fermement ancrée dans sa main, prête à défendre sa vie... Ou à mourir. Bien qu'elle n'avait aucune envie de mourir aujourd'hui...
Sainte Mangouste attaquée... C'était un cauchemar. Un vrai cauchemar. Elle n'en croyait pas ses yeux. Normalement, la guerre restait aux portes de la bâtisse où elle travaillait, jamais encore elle n'en avait franchi les murs, pas depuis en tous cas qu'elle y travaillait. Voir son lieu de travail pris d'assaut par les mangemorts lui donnait une véritable chaire de poule et suffisait à la paralyser sur place. Elle allait se réveiller, c'était impossible...
Son visage était plus pâle qu'un linge. Une expression effrayée ancrée sur le visage, elle ne savait pas quoi faire. Jamais encore Sainte Mangouste n'avait été attaquée quand elle y était... Il fallait la comprendre, le lieu où elle se pensait le mieux protégée de tout ce qui se passait dehors était en train de se faire attaquer... ?! Effarée, elle venait de le voir glisser au sol, sans doute épuisé physiquement... Elle prit peur... Allez, un peu de courage, tu peux le faire ! Tu peux... Sortir de là... Elle glissa sa baguette de nouveau dans sa poche afin de ne pas la perdre. Sans un mot, elle se rapprocha, passa un bras autour de sa taille avant d'essayer de le lever... Mais il faudrait qu'il y mette un peu du sien parce que sinon elle serait bien en peine de réussir à le porter. Elle lui attrapa un bras qu'elle passa par dessus ses épaules et, se releva. Vacillante au début, elle parvint à faire quelques pas.
Dire qu'elle avait peur serait un véritable euphémisme mais si d'autres pouvaient le faire, pourquoi pas elle... ? Sortant dans le couloir où la poussière volait encore un peu bien qu'elle commençait à se redéposer sur le sol, elle jeta un coup d'oeil à droite, un coup d'oeil à gauche et prit la direction de droite. Il lui semblait que l'ascenseur de secours se trouvait par là... Elle avait l'impression d'avancer tel un escargot. Elle aurait voulu aller plus vite mais elle ne pouvait pas. Transplaner aurait été une folie. Il n'était pas en état, elle craignait faire plus de mal que de bien Elle avait peur qu'un mangemort apparaisse dans leur dos, qu'il leur décoche un sort et...
Et c'en serait fini.
Elle s'arrêta soudain après trois-quatre mètres. Elle faillit trébucher sur quelque chose. Baissant les yeux vers le sol, son cœur manqua un battement lorsqu'elle se rendit compte qu'elle avait failli trébucher sur un bras... Un bras vêtu d'une blouse blanche. Un frisson d'effroi lui parcourut l'échine et son cœur redoubla. Elle suivit le bras, arriva à une épaule et posa les yeux sur une tête, sur une chevelure … Parce qu'elle était sur le ventre. Une chevelure brune... Il y avait une longue estafilade rouge qui serpentait sur sa tête et le corps ne bougeait pas. Sa vue se troubla, sa gorge devint sèche et elle porta une main à sa bouche. Il paraît que cela faisait toujours bizarre de voir son premier cadavre... Bien sûr, elle avait vu des tas de corps blessés grièvement qu'elle avait dû nettoyer de leurs blessures... Mais elle n'avait encore jamais vu de morts...
Les morts, ce n'était pas à Sainte Mangouste qu'ils étaient emmenés... Pas dans ce département en tous cas. Ben oui, quand on était mort, on ne pouvait pas vraiment se faire soigner... Il n'y avait plus rien à faire donc ce n'était pas leur travail à eux de s'en occuper...
Elle se laissa tomber à genoux et retourna le corps d'une main tremblante. L'expression de surprise figée mêlée à de la peur qu'elle vit figé sur son visage la laissa suffoquée. C'était bien … C'était bien ce qu'elle avait bien cru entendre... Ce cri, tout à l'heure... C'était... Jodie, le nom s'étrangla dans sa gorge. Des larmes lui brulèrent les yeux alors qu'elle posait une main sur les yeux de la femme, lui fermant ainsi les yeux... C'était trop tard pour elle. Elle avait complètement oublié un moment ce qui se passait alentours et qu'ils devaient absolument sortir d'ici avant qu'ils ne se fassent tués eux aussi. Mais pour le moment, c'était la dernière de ses préoccupations.
Pourquoi... Pourquoi ils faisaient ça ? Pourquoi des vies innocentes devaient mourir à cause de la barbarie des uns ? Pourquoi ne pouvaient-ils pas s'entretuer entres eux une bonne fois pour toutes au lieu de s'en prendre à des gens qui n'avaient rien demandé, au lieu de s'en prendre à des gens dont le travail au contraire était de sauver des gens... Ebranlée par cette révélation, elle ne pouvait pas bouger, elle n'y arrivait pas. Plus rien n'avait de sens... Le lieu qu'elle avait toujours cru sécurisé se faisait envahir et les mangemorts n'avaient aucune pitié de tuer tout ceux qui s'opposaient à eux en ce lieu qui normalement était neutre. Plus rien n'avait de sens... Si même Sainte Mangouste se faisait attaquer, ils n'étaient en sécurité nul part... Et cela avait tendance à l'effrayer. Il y avait de quoi, n'est-ce pas ? Elle se rendit compte que des larmes avaient coulé malgré elle le long de ses joues. Elle passa une main sur sa joue, l'essuya vivement. Elle ne pouvait pourtant toujours pas bouger... Elle tenait la main de celle qui aurait pu devenir son amie dans quelques temps, lorsqu'elles se seraient mieux connues... Elle ne voulait pas la lâcher, elle ne voulait pas la laisser... Même si c'était trop tard pour elle. Sans compter qu'elle n'arrivait pas à s'ôter de l'esprit que cela pourrait être elle, à la place.
Elle ne voulait pas l'abandonner, mais on ne lui demanda pas son avis sur la question...
Une nouvelle détonation retentit à quelques distances d'eux, en arrière, et elle sentit le souffle d'une autre explosion...
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Deathly Hallows, Harry Potter RPG : J.K. Rowling :: ϞϞ RPG : Le Monde Magique de Harry Potter ϞϞ :: ϞϞ Autres Lieux ϞϞ :: Saint-Mangouste
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