Le ciel était bleu mais le temps glacial. Le vent qui s'était chargé de balayer les nuages venaient du Nord et à chaque fois qu'une rafale arrivait, j'étais frigorifiée.
J'avais prévu aujourd'hui de venir me réchauffer autour d'un petit verre au chaudron baveur. Je n'avais rien à faire, aucune réunion de mangemorts, autant en profiter !
C'était la première fois depuis au moins une bonne semaine que je ne pataugeais pas dans la neige ( souvent transformée en gadoue par les pieds des passants ). Celle-ci fondait à vue d'oeil sous le soleil et je m'en réjouissais. Quand je poussais la porte de la taverne, je n'avais pas les pieds glacés et j'en était contente.
Je me dirigeais vers le bar. Le chaudron baveur résonnait de mille bruits et le patron ne savait plus où donner de la tête. Je réussis quand même à commander une vodka que je n'eus que quelques minutes plus tard.
C'est alors que je remarquai un homme assis à côté de moi. Sa tête me disait vaguement quelque chose. C'est alors que je me souvins : Anthony ! Il était proffesseur à Poudlard et je le connaissais que par son père qui était un mangemort de premier ordre !
Je n'entretenais pas des liens d'amitié avec sa famille et pour cause, j'avais voulu tuer Anthony. Il était si sûr de lui, si arrogant et en plus, en plus, il était proffesseur. Exepté un homme de notre connaissance, tous soutenaient plutôt l'ordre que les mangemorts. Il fallait donc les conter comme des personnes à abbatre, voilà tout. Il était fort au combat, je l'avais testé et si son père n'était pas intervenu à temps, croyant que j'allais tuer son fils, je ne serais sans doute plus de ce monde. Mais il était désormais là, sans son père, vulnérable au possible, la cible parfaite ! Le bar était sans doute peuplé d'aurors mais je m'en fichais qu'ils me tuent, du moment que j'aurais réglé son compte à Anthony. Mais, bien que ce ne soit pas dans mes habitudes, je voulais qu'il sache qui le tuerait. J'étais sûre de ma réussite, un peu trop même... Et être trop confiant en soi peut parfois amener à l'erreur, on le sait... Je lui tapotai légèrement l'épaule et lui lançait, avec un rire narquois :
"Anthony ! Quelle joie de te retrouver ! Tu es content de me voir ?"